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16 August 2015

Dub Camp Festival

Nature et sound system

En 2014, le Dub Camp Festival tenait sa première édition à une vingtaine de kilomètres de Nantes, dans la commune du Pellerin. Porté par l’association nantaise Get Up !, il est le seul sur la scène mondiale à défendre la culture sound system en plein air. De fait, 10 000 personnes sont venues découvrir ce nouveau rassemblement l’an dernier sur l’île de Bois, aux abords du canal de la Martinière. Un espace classé Natura 2000 que les organisateurs du festival ont à cœur de préserver dans son état.

« Le Pellerin a vraiment fait le maximum pour qu’on vienne s’installer chez eux, et le site proposé était superbe. Mais au départ, nous ne savions pas qu’il était classé ! », raconte aujourd’hui Olivier Bruneau, directeur de l’association Get Up !. Une information capitale qui n’a pas changé l’ambition des organisateurs quant au respect du site. « Classé ou pas, nous voulions limiter au maximum notre impact sur le terrain où est organisé le festival ». Pour y parvenir, le Dub Camp bénéficie du soutien du réseau Éco-événement de Nantes Métropole et de l’association prestataire Les Connexions qui lui fournissent les conseils et les moyens de parvenir à cet objectif.

La moitié des déchets recyclés

Comme sur tous les événements qu’elle organise, l’association Get Up ! recourt aux gobelets consignés invitant le festivalier à conserver son verre pour consommer aux bars. Une pratique de plus en plus répandue qui permet de limiter drastiquement les déchets de verres en plastique. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les 20 plus grands festivals français y ont font appel aujourd’hui. Mais cette pratique n’est bien sûr pas suffisante. Aussi les organisateurs misent beaucoup sur le tri sélectif comme l’explique Olivier : « Les déchets sont triés sur le site d’exploitation, le camping et les parkings par l’intermédiaire de poubelles de couleurs. Il y en a pour les ordures ménagères, les déchets recyclables, le verre et le compost. » Une signalétique accompagne ces poubelles pour expliciter leur usage ainsi que la présence de bénévoles répartis en binômes sur tout le site pour sensibiliser les festivaliers au respect du cadre. « Ces binômes sont composés d’un bénévole du festival et d’un bénévole de l’association Les Connexions qui a plus d’expérience dans ce domaine », précise Olivier, avant d’ajouter : « Cette pratique de sensibilisation se passe très bien. Les festivaliers sont réceptifs et généralement acquis à la cause environnementale qui fait partie intégrante de la culture reggae en général ». Le magasin Intermarché du Pellerin, prestataire de l’événement, est lui aussi sollicité pour proposer en tête de gondoles des boissons en canettes d’aluminium plutôt qu’en verre. Un matériau plus facile à recycler et moins susceptible de se briser sur le sol. Une façon de « limiter la dispersion d’éclats dans les champs prêtés gracieusement par les agriculteurs pellerinais. »

Question sanitaires, les toilettes sèches sont privilégiées aux WC chimiques, jugés peu compatibles avec le souci environnemental. C’est l’entreprise Toilettes & Co (Poitiers) qui se charge de leur installation. Les déchets sont stockés dans une cuve tampon sur site et sont déposés ensuite dans un centre agréé de valorisation par l’entreprise.

Enfin le lieu même du festival, le parking et le camping sont constamment nettoyés en journée par une trentaine de bénévoles se relayant et permettant d’assurer un nettoyage progressif. « L’an dernier, à la fin du festival, le site était dans un état qui ne laissait pas penser que trois jours de fête venaient d’avoir lieu ! Le travail fourni a été incroyable », résume Olivier, encore étonné. Tous ces efforts collectifs ont permis de recycler la moitié des déchets générés pendant la durée du festival. Un effort auquel la métropole de Nantes n’est pas étrangère puisqu’elle a fourni les moyens logistiques d’accomplir ce travail et d’acheminer les déchets à son centre de tri.

Privilégier les transports mutualisés

La question des transports est sans conteste un élément problématique pour un festival qui tente de préserver son environnement. En ce sens, le Dub Camp multiplie aussi les initiatives pour diminuer l’afflux de voitures vers Le Pellerin ce qui relève d’un effort non-négligeable lorsqu’il s’agit d’accueillir plusieurs milliers de personnes dans un même temps.

Une page Facebook et un espace sur le site internet de Nantes Métropole ont été mis en place afin de faciliter la mise en relation des personnes désireuses de recourir au covoiturage. Des navettes sont également proposées aux festivaliers pour relier Nantes au Pellerin - et inversement - avec des passages par l’aéroport ou la gare SNCF. Un circuit que les organisateurs auraient difficilement pu mettre seuls en place sans l’aide de la Tan comme intermédiaire avec le transporteur. Outre le fait de limiter les déplacements en voiture, ces navettes permettent aux festivaliers « non- nantais » de se déplacer « plus confortablement » en dehors du réseau de transport de la métropole. Et pour les plus étourdis, un parking dédié entièrement au covoiturage existe sur place pour que, même à la dernière minute, chacun puisse se déplacer dans des voitures remplies.

Croissance verte

Loin des vaines tentatives de « green washing », l’association Get Up ! démontre qu’il est possible d’organiser une importante manifestation culturelle en pleine nature et sans dégât. Il suffit d’une réelle volonté et du soutien des collectivités capables d’apporter des solutions techniques. Pour sa seconde édition, le festival a accueilli 15 000 participants. Gage de voir le Dub Camp s’ancrer durablement dans le territoire et participer pleinement à la dynamique culturelle, sociale et économique des Pays de la Loire.

 

développement durable Festivals Get Up !

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