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Vives inquiétudes exprimées par le secteur

SMA et Fédélima écrivent à Audrey Azoulay

Suite aux rencontres Popmind de Grenoble, les 14 et 15 mars derniers, le syndicat des musiques actuelles SMA et la fédération de lieux Fédélima co-signent un courrier à la Ministre de la culture et de la communication, Mme Audrey Azoulay, pour lui faire part des vives inquiétudes exprimées par les acteurs quant à la mise en œuvre concrète de certaines mesures annoncées en fin d'année 2016. En effet, à l'occasion du Popmind 2017, les acteurs ont exprimé leurs insatisfactions et interrogations.

Les acteurs des musiques actuelles sont notamment inquiets de ne pas voir toutes les mesures du Fonpeps mises en œuvre, de ne pas voir se finaliser la rédaction et la publication des textes nécessaires à l'application de l'augmentation du plancher des Smac (Scènes de Musiques ACtuelles), de ne pas voir le poste de conseiller pour les musiques actuelles à la DGCA (assuré par M. André Cayot dont le départ est annoncé en avril 2017) reconduit explicitement, et de voir le fonds d'urgence permettant de prendre en charge les surcouts de sécurité liés aux risques d'attentats ralenti dans sa gestion.

Courrier adressé à Madame Audrey Azoulay, Ministre de la Culture et de la Communication, par le SMA et la Fédélima, le 17/03/2017

Le SMA, la FEDELIMA et les acteurs rassemblés lors de l’Assemblée Générale de la Fédélima à Grenoble les 14 et 15 mars ont exprimé leur mécontentement et leur vive inquiétude quant à la mise en œuvre concrète de la volonté de soutien affirmée par le Ministère de la Culture au champ des Musiques Actuelles.


Dans un contexte tendu, nous nous alarmons du calendrier de mise en œuvre de ces différentes mesures malgré les annonces de 2016 :
• Le Fonpeps, annoncé en octobre 2016, apparait comme une solution réelle et pertinente de soutien à l’emploi permanent dans le secteur culturel. Cependant 6 mois plus tard, seules 4 des 9 mesures annoncées ont été mises en place.
• Le fonds d’urgence au spectacle vivant mis en place à la suite des attentats de 2015 a été réa-bondé en fin d’année 2016 mais nous n’avons à ce jour aucune nouvelle concernant son calendrier et sa mise en œuvre pour 2017. Or le surcout lié aux mesures de sécurité reste réel pour les structures.
• Le vote de la mise au plancher à 100 000€ des SMAC. Cet amendement, voté en décembre 2016, doit permettre à une quarantaine de SMAC réparties sur l’ensemble du territoire de voir leur dotation par l’Etat augmenter pour atteindre, dès 2017, la somme de 100 000€. Néanmoins, nous sommes toujours en attente de la finalisation de la rédaction et de la publication des textes législatifs qui accompagneront la mise en œuvre de ce nouveau plancher d’ores et déjà voté et inscrit au PLF 2017 (Décret, Arrêté et Circulaire - Labels Spectacle Vivant). Ces textes font l’objet de réunions de travail entre les représentants du secteur professionnel et du Ministère depuis plus d’un an maintenant. Or à cinq semaines du premier tour des élections présidentielles, l’absence de concrétisation voire de reconnaissance de ces efforts collectifs nous plongent aujourd’hui dans une incertitude alarmante.

De plus dans un précédent courrier, resté sans réponse, nous faisions le constat d'une iniquité de traitement que subissent les pratiques que nous représentons, au sein du Ministère de la Culture et de la Communication. Pourtant, nous tenons à rappeler ici que les musiques actuelles, dans toute leur diversité, sont encore parmi les pratiques artistiques et culturelles les plus partagées. Elles irriguent le territoire métropolitain et ultra marin, elles participent d’une construction de la société française dans une époque où le rapport des populations à la culture change, sous l'effet conjugué de l'évolution numérique, du développement de l'éducation artistique et de l'action culturelle, et de la facilitation de l'accès aux pratiques et propositions culturelles, mais aussi dans un contexte de concentration économique qui anéantie progressivement la diversité des formes et des initiatives.


Cette iniquité s'exprime aussi à notre sens dans l'organigramme même du ministère. Nos interlocuteurs y sont trop peu nombreux pour permettre une plus grande cohérence de développement et un renforcement de la co-construction de projets au service de l'intérêt général.


Si bien évidemment cette requête concerne la prochaine mandature, il est primordial que soit repensée la place des pratiques et des projets que nous représentons au sein de la DGCA et de la DGMIC, notamment par le renforcement de l'ensemble des équipes, qui permettrait d'instaurer un meilleur traitement de l'ensemble des musiques. Voilà pourquoi nous vous avons également alerté sur notre inquiétude quant à la pérennité du poste de conseiller pour les musiques actuelles, assuré par M. André Cayot, dont le départ est annoncé en avril 2017.


Nous vous demandons aujourd'hui de sortir du silence. Il en va du bilan du gouvernement, du respect du travail des parlementaires, et de celui des techniciens et des représentants des organisations professionnelles qui ont collaboré ensemble à ces avancées fondamentales.


Pour le SMA,
Yves Bommenel,
Président


Pour la FEDELIMA,
Guillaume Léchevin,
Président

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Pour les pros du spectacle
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Showcase musique 16/01/18
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Appel à candidature SAS 2018
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Dispositif d'accompagnement des groupes

Le Pôle de coopération des acteurs pour les musiques actuelles en Pays de la Loire est un réseau de compétences régional. Un réseau d’acteurs qui, fort de la mobilisation des structures musicales des Pays de la Loire, agit au carrefour du monde culturel, de l'économie et de la recherche. Expérimentation, concertation, observation, valorisation et appui aux initiatives, le Pôle permet aux structures musicales d’organiser leurs coopérations et de co-construire des politiques avec les collectivités territoriales, la Région des Pays de la Loire et les services de l’État.

Ayant l'intérêt général pour finalité, à travers le Pôle, les acteurs musicaux poursuivent les objectifs suivants : cultiver la diversité musicale, développer une filière économique et responsable, et anticiper les mutations sociétales. Concrètement, l'action du Pôle se traduit par 5 missions principales. Le Pôle ressource et accompagne les acteurs et les collectivités, les informe. Il anime les réseaux, facilite les échanges d'expériences. Il coordonne des chantiers thématiques et expérimente des solutions innovantes. Il observe et valorise l’écosystème musical des Pays de la Loire. Au plus près des initiatives et des collectivités, le Pôle favorise un dialogue nécessaire permettant de trouver collectivement des solutions face aux enjeux culturels, éducatifs, sociaux, économiques et politiques, auxquels tous sont confrontées. Co-Missionné par l’État et le Conseil régional des Pays de la Loire, l’action du Pôle est cogérée par ses adhérents. Ces membres actifs sont des personnes morales, actuellement près de 120 structures. Son conseil d’administration est à l’image de la diversité des musiques actuelles.

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