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10 January 2018

Retour sur la journée "Agi-Son" de Nantes

Résumé des différents groupes de travail

Le mercredi 22 novembre, le Pôle et le Collectif Culture Bar-Bars ont organisé une journée autour du nouveau décret sur les musiques amplifiées, en partenariat avec l'association Agi-son et l'Agence Régionale de Santé. Une cinquantaine de professionnels ont assisté à la présentation des enjeux liés au nouveau décret, puis participé aux 4 ateliers thématiques. Retrouvez ici la présentation du matin et les résumés des échanges de l'après-midi, le tout synthétisé par l'équipe d'Agi-Son.

Cette journée du 22 novembre étaient organisée par Le Pôle, en tant que relais régional Agi-Son, en partenariat avec le Collectif Culture Bar-Bars et l’ARS Pays de la Loire. Elle se déroulait dans le cadre du Festival Culture Bar-bars et du Mois de la Gestion Sonore. Elle a mobilisé une cinquantaine de professionnels. Le matin, le décret du 7 août 2017 et les points spécifiques qui impacteront le secteur du spectacle vivant ont été présenté : niveaux sonores abaissés, limitation des basses fréquences, intégration du plein air, enregistrements, etc. L'après-midi a été l'occasion de différents temps d’échange invitant les professionnels à partager les problématiques identifiées au regard des nouvelles règles imposées par le décret. Quatre groupes de travail réunissant des régisseurs et ingénieurs du son, des acteurs de « petits lieux », des régisseurs de studios de répétition et des musiciens, ainsi que des organisateurs de festivals, ont permis de réfléchir ensemble à des solutions adaptées aux problématiques de chacun. Vous trouverez ci-dessous les résumés des échanges et propositions qui ressortent !

Voir les Compte-rendus des différents groupe de travail

Régisseurs / Ingénieurs son d’accueil en salle & Régisseurs / Ingénieurs son tournants avec des artistes

Aspects techniques :

- le respect du 102 dBA ne présente pas de difficulté
- La limitation du dBC est saluée cependant le niveau fixé à 118 dBC paraît impossible à respecter en tout point accessible au public. Pour des raisons physiques, de base, le dBC n’est pas homogène et encore plus dans un lieu clos. 

- Aujourd'hui, c'est impossible de mesurer le dBC de façon fiable dans un contexte de musique live. Les régisseurs de salles ne sont pas équipées du matériel de gestion sonore suffisant. Les régisseurs tournants sont quant à eux confrontés à la diversité des salles, des équipements et du calibrage du matériel ce qui rend leur capacité à mesurer d'autant plus compliquée.
- Il arrive que le son de plateau généré par les artistes soit si élevé que l’intervention du régisseur à la console ne suffise plus à baisser le niveau sonore.
- A l’heure actuelle, aucun matériel commercialisé ne permet de mesurer le point en dBA et en dBC.Il faudrait installer à minima deux micros en salle pour les mesures.
- l’ Etude d’Impact de Nuisances Sonores paraît compliquée pour des lieux en plein air comme les péniches/barges
- l’EINS est couteuse
- Il semblerait à l’heure actuelle que les bureaux d’études ne soient pas très informés sur le contenu d’une EINS pour un lieu de musiques actuelles
- Alerte sur les écarts possibles entre les mesures prises avec le matériel des salles (souvent classe 2) et celui des agents (classe 1)


Censures artistiques ?

- Crainte que les esthétiques comme le rock garage le hardcore, le dub… soient stigmatisées.
- Crainte que ces nouvelles contraintes détournent certains artistes étrangers des scènes françaises.


Questions administratives de responsabilités :

- Beaucoup de contrats d’artistes exigent un niveau à 110 dBA
- Il a été relevé à plusieurs reprises que les contrats des groupes comportent une close demandant un libre accès au système son et sanslimiteur.
- Le régisseur accueillant est souvent seul en lien avec l’artiste le jour du concert et ne se sent pas forcément légitime à demander à l’artiste de respecter le niveau sonore.
Ce sentiment est d’autant plus fort quand c’est un prestataire extérieur qui gère la régie de la date
- Crainte de générer un conflit juste avant l’entrée sur scène de l’artiste.

 

Propositions

 

Aspects techniques :

- Planifier le rééquipement des lieux mais attendre que le matériel existe sur le marché.
- Pour  respecter le 118 dBC , il est possible (depuis peu)  d’accrocher les sub mais c’est une solution balbutiante car le matériel est lourd et cette solution ne conviendra pas à tous les lieux.
- Prolonger la durée de mesure au-delà des 15 min
- Définir un mode opératoire précis pour les paramétrages de l’enregistrement et le stockage pendant 6 mois.
- Faire une moyenne des mesures en essayant d’avoir un équilibre des énergies avec le placement de micros à des points froids et chauds de la salle. A faire avant l’entrée du public

- Mener une réflexion globale des techniciens sur le son.

- Compléter la formation des métiers de techniciens et développer la dimension pédagogique pour favoriser la communication avec les groupes dans la gestion de leur son de scène et la transmission d'informations clefs pour une meilleur gestion sonore. Le temps des balances y est particulièrement propice.

- Responsabiliser les musiciens à ces questions de gestion sur scène

== Réfléchir à l’identification des points chauds : Quel type de moyenne ? En se basant sur l’énergie ? Quelles fréquences ?

== Déterminer un protocole commun de mesures entre les salles

== Réfléchir à la formation des techniciens et par ce biais à celle des musiciens 

==  Instaurer une campagne de sensibilisation en direction des musiciens : dans les salles de répétition, écoles de musique...

 

Aspects financiers :

- Prévoir des mesures financières compensatoires pour l’investissement dans le nouvel équipement : afficheur, accrochage des sub…
- Négocier des tarifs groupés auprès des fournisseurs.

== Négociation de tarifs concernant le matériel de gestion sonore par AGI-SON ?

 


Aspects contractuels :

- Intégrer une tolérance dans la mesure des niveaux sonores
- la co-responsabilité doit inclure les artistes et les producteurs
- la contractualisation aidera le régisseur d’accueil à faire respecter le niveau sonore le jour du concert où il est souvent seul en lien avec les artistes et leur régisseur

== Exemple de formulations contractuelles par AGI-SON ?

 

Sensibilisation et prévention des publics :

- Un zoning au sol pour signaler au public là où le son est le plus puissant dans la salle
- De la même manière que des affichages obligatoires sont faits pour les risques attentas, l’Etat pourrait s’engager à élaborer et fournir le même type d’outil concernant les risques auditifs dans les lieux de concerts.

- la distribution des bouchons en mousse dans les salles de concert a créé une habitude chez les publics mais n'est pas ni la solution idéale en terme d'écoute, ni la solution finale. Poursuivre le travail d'information sur les bons réflexes et comment utiliser ces protections est primordial.

REGISSEUR.E.S DE STUDIOS DE REPETITION & MUSICIEN.NE.S

Les aspects techniques
- Il est primordial que les studios de répétition soient traités acoustiquement : plus les studios sont bien faits, moins les musiciens jouent fort (sauf sur certaines esthétiques).
- Est-ce que les musiciens ont le vocabulaire technique adapté pour se faire comprendre et comprendre les régisseurs de studios ou de salles? Un glossaire commun serait pertinent; pourrait-on reprendre le glossaire de Thibault Krzewina?


Questions administratives de responsabilités
- La question n’est pas simple, mais une loi est-elle réellement nécessaire; cela ne relève-t-il pas davantage du bon sens? Former et sensibiliser sur le long terme aura forcément un impact plus efficient que de réglementer une pratique artistique et de loisir.
- Certains studio de répétition intégrent, dans le règlement intérieur du studio, le respect d'un niveau sonore maximum


La sensibilisation, l'information et la formation
- La connaissance du fonctionnement de l’audition par les musiciens est un préalable indispensable
- Attention aux groupes qui répètent avec des protections auditives dont l’atténuation est extrêmement par rapport à la pratique : les musiciens ont tendance à jouer trop fort et n’entendent plus les nuances.
- Il peut y avoir des formations pour les musiciens sur le sujet de la gestion sonore et des risques auditifs, mais c’est aussi un travail au quotidien et sur le long terme.
- L’accompagnement sur ce sujet ne peut se faire qu'au cas par cas
- Une approche pédagogique est essentielle pour accompagner correctement et efficacement un groupe. Cela peut également permettre à l’encadrant de se sentir légitime dans son intervention.
== la formation est indispensable?
- Le but de l’accompagnement est l’autonomie du groupe
- La question de la mise en réseau des « encadrants » se pose, pour qu’un partage de compétences et un échange sur les pratiques puisse se mettre en place.
= le réseau RPM (recherche pédagogique musicale) pourrait être un support?
- Il y a un manque de référence sur le métier d’encadrant : à noter une étude du RIF sur ce qu’on entend dans cette notion.


A noter que, globalement :
- il n’y a pas forcément de temps formalisé sur l’audition et sa prévention dans les studios de répétition
- une évolution dans les pratiques est à l’action depuis quelques années : les jeunes musiciens ont tendance à se protéger
lors de répétition. Ils sont plus réceptifs sur les risques auditifs que les musiciens plus anciens. On note que sur la baisse
du niveau sonore, les jeunes sont aussi plus enclins à le faire que les plus vieux.
- l’accompagnement sur le sujet de la gestion sonore et, par voie de conséquence, sur les risques auditifs, n’est pas
suffisamment abouti dans les studio de répétition; il y a encore trop de groupes qui arrivent sur scène sans savoir gérer
une balance.
- les dispositifs existants se font sur la base du volontariat, souvent incités par les encadrants.
- l’accueil et l’encadrement dans les studios de répétition semble très varié et inégal sur l’ensemble du territoire.


Exemple de dispositifs :
- auto sono pour être autonome lors de concert dans des bars
- accompagnement à la répétition en groupe : comment améliorer la maîtrise de la technique? Avec un travail sur la
cohérence sonore globale (lisibilité sonore) en passant par chaque individualité (IDF - Laurent Lecoq). Ou encore « règle
ton ampli » au Silo (Le Mans).
- Studio de répétition qui propose un module d’accueil pour sensibiliser à la sonorisation dans lequel est
intégré une sensibilisation aux risques auditifs + répétition accompagnée sur 2h + Résidence sur scène avec une entrée
artistique : « on s’occupe de vous et de votre son ». Plus efficace qu’une entrée sur les risques auditifs
- Don de bouchons à aillettes (standards) avec l’adhésion au studio de répétition : sensibilisation détournée
- Recensement d’outils, d’actions possibles et de personnes ressources par l’ARS et le Pôle des Pays de la
Loire, à destination des écoles de musique ou des studios de répétition qui souhaiteraient mettre en place des actions en
direction des musiciens.
- Aide à la répétition qui s’adapte au besoin exprimé par le groupe (arrangements, méthode de répétition, préparation à
la scène, etc.). Jusqu’à 16h par groupe. La question des risques auditifs n’est pas affichée mais finie par être abordée
dans le suivi. A noter que, parfois, l’accompagnement dévoile au groupe d’autres possibilités d’améliorations et les
découle vers d’autres dispositifs (cours de musique par exemple)


- L'équilibre du son du groupe est essentiel mais le travailler est délicat, car cela peut être assimilé à un jugement de valeur & esthétique = l’approche psychologique est essentielle! 
Il faut noter qu’il y a souvent un membre du groupe qui n’apprécie pas qu’il y ait une intervention extérieure.
Par ailleurs, les membres d’un même groupe ont toujours beaucoup de mal à exprimer ce qu’ils ressentent vis à vis des autres.
Il est indispensable de partir de la volonté artistique exprimée par le musicien et de l’optimiser; l’intervenant doit rester objectif dans son approche. Ne pas exprimer de point de vue artistique.


- Rappel d’un guide des bons réflexes en gestion sonore : tutoriel de comment gérer son son en répétition (Tohu bohu - Trempolino - Michel Bonhoure)


- La culture musicale est essentielle : les groupes qui ont une culture large sont plus sensibles à la lisibilité sonore et au développement de tout le spectre.
- Beaucoup de musiciens ont, en référence, des artistes ou des tutos qui ne sont pas forcément compatibles avec leur propre pratique.
- Constat que les jeunes générations sont habituées à peu de dynamique due à l’écoute du format MP3
- Note que les plus jeunes sont moins attentifs à leur environnement qu’à leur téléphone : exemple d’une expo dans le hall de studios de répétition que les musiciens regardent à peine 
= à prendre en compte dans les outils de sensibilisation.


Censure artistique?
Peu d’artiste ont participé aux échanges pour le moment et ce sujet n’a pas été évoqué.

 


Propositions


Les aspects techniques
- Afficheurs dans les studios de répétition : permet de se rendre compte des niveaux joués et de rendre moins abstrait la notion de décibel.
- Développer le glossaire de Thibault Krzewina?


Questions administratives de responsabilités
- Introduire des niveaux à respecter dans le règlement intérieur des studios?


La sensibilisation, l'information et la formation

- S’inspirer des exemples de dispositifs d’accompagnement à la répétition en groupe déjà existant pour tenter de trouver une formule type à dupliquer?
= = Recensement des dispositif par AGI-SON?
- Recensement de tous les outils qui peuvent être des supports pour les encadrants de groupes
- Faire témoigner des artistes et des groupes qui sont en souffrance peut être révélateur pour les jeunes groupes
- Proposer un dispositif ludique (idée du "Ouïe bien entendu") sur la pratique de spectateurs de concerts = comprendre ce qui se passe en salle, peut influencer leur pratique en tant que musiciens.
- Le dispositif "auto sono" pour être autonome lors de concerts dans des bars est à développer en ajoutant le côté réglementaire.
= = développement d’un dispositif « type » par AGI-SON?
- Création d’un réseau d’encadrants?
- Création de référentiels métiers sur :
- l’accompagnement en studio de répétion
- l’accompagnement à la gestion du son sur scène

SALLES DE - DE 300 PLACES

Zone de repos
- Lorsque le bar est séparé de la salle (quand c’est possible) la zone de repos auditif est maîtrisée.
- Nécessité d’informer et de sensibiliser les équipes des lieux dans lesquels des espaces peuvent être envisagés sans sonorisation.


Censure artistique?
- Grande difficultés pour certaines esthétiques particulièrement sonores, auxquelles il faudrait demander de s’auto censurer
- « L’armada de règles » facilitera la fermeture de lieux, identifiés comme problématiques par les pouvoirs publics (« chasse aux sorcières »)
- Notion des groupes qui ont envie de se défouler
- Question concernant un groupe pour lequel la batterie ne serait pas reprise (amplifiée) et la voix oui : est-ce un concert amplifié?
- Attention au maillage territorial des petits lieux : la puissance publique ne pourrait pallier la potentielle disparition de ces 1ères scènes pour les musiciens et qui concourent à l’essor de nouvelles esthétiques. Il faut aussi prendre en compte que les petits lieux participent du vivre ensemble et de l’économie locale.


Les aspects techniques
- Il s’agit de prendre en compte les lieux non équipés en matériel de sonorisation ; chaque prestation présente donc une configuration différente.
Qui fait l’EINS, comment peut elle être faite puisqu’il n’y a pas de système son à demeure.
- Concernant les Etudes d’Impact de Nuisances Sonores (EINS) : les acousticiens qui les mettent en oeuvre n’ont pas forcément la compréhension des pratiques du spectacle vivant musical. Ils produisent donc des études qui ne correspondent pas à l’activité du lieu.
- Le multi points est intéressants : il permettrait de déterminer une moyenne
- Question sur la signification des pondérations de la part de participants; cela interroge sur la complexité du texte. 
Quelle connaissance et quelle compréhension les exploitants peuvent-ils en avoir alors même qu'ils n’ont pas de personnel dédié ? 


La sensibilisation, l'information et la formation
- Question des lieux où il n’y a pas de personnel dédié à la sonorisation
- Sensibiliser le public ne peut se faire que sur la longueur et dans le temps.
- Nécessité d’une prise de conscience de la problématique par le public mais aussi les musiciens. Que chacun prenne conscience de sa responsabilité : le musicien vis à vis de sa gestion du son, de la protection de son audition et le public qui doit aussi se protéger car les niveaux sonore sont forcément dans une zone de dangerosité (à partie de 80 dBA).
- Formation des exploitants de petits lieux et plus particulièrement des cafés concert sur les réalités du son, sur ce que signifie faire des concerts et l’impact de santé publique et environnemental qu’il faut prendre en compte.
- Les problématiques de ce groupe de travail sont liés au groupe de travail 2 « Régisseurs de studios de répétition & musiciens » : les musiciens doivent prendre conscience que chaque lieu est différent et que, lorsqu’ils décident de se mettre en scène, la question de la gestion sonore doit être réfléchit.


Questions administratives de responsabilités
- Signature de décharge en Suisse pour déresponsabiliser la salle


Propositions


Zone de repos
- Limiter les niveaux sonores pendant les changements de plateaux


Les aspects techniques
- Quand la configuration est fixe, procéder à des mesures en multi points afin de définir un niveau (offset) à la console ; l’objectif serait de ne le faire qu’une fois (on ne garde pas les micros en permanence).
- Des aides financières, sur l’investissement et sur l’installation d’équipement adéquats, sont indispensables; dégrèvement d’impôts pour l’achat du matériel?
- Lister des applications qui sont fiables et simples d'utilisation (attention, il faut une possibilité de calibrage simple), ainsi que les micros simples
== négociation de tarifs concernant le matériel de gestion sonore par AGI-SON?


- Les professionnels ont besoin d’une liste de bureaux d'études qui ont des références dans le secteur du spectacle vivant musical
== Liste produite par AGI-SON?


- Avoir une liste des solutions acoustiques à envisager pour les petits lieux en gardant à l’esprit que chaque lieu est un cas particulier
- Besoin pour les tout petits lieux d’être conseillé, accompagné


Questions administratives de responsabilités
- La contractualisation avec les groupes doit être claire : les musiciens doivent aussi être impliqués
+ besoin d’exemples de formulations
== Exemple de formulations contractuelles par AGI-SON?


- Faut-il créer une labellisation des salles?


La sensibilisation, l'information et la formation
- Une information précise préalable sur les lieux, leur équipement et la gestion sonore qui y est faite pourrait préparer les groupes à ce qu’ils vont trouver.
- L'enregistreur et l’afficheur (même s’ils ne sont pas imposés pour les lieux de - de 300 personnes), pourraient être utile comme outil de travail entre exploitants et artistes
- La formation, pour l’obtention de la Licence du permis d’exploitation, doit intégrer la nouvelle réglementation et l’ensemble des notions de gestion sonore
- Une formation des exploitants de petits lieux sur l’usage de matériel de gestion sonore est nécessaire et, plus globalement, sur l’impact réglementaire, de santé publique et environnemental de l’organisation de concerts
== création d’une formation courte pour l’usage du matériel de gestion sonore pour les petits lieux par AGI-SON?


- Une campagne de sensibilisation auprès des tourneurs et des artistes pourrait être pertinente
== création d’une campagne de sensibilisation par AGI-SON?

 

Festivals

Aspects techniques :

- Niveau à 102 dBA ne présente pas de difficulté à appliquer

- Niveau à 118dBC difficile à respecter. Si la limitation en dBC est saluée par tous, le niveau exigé est trop bas et le "en tout point accessible au public" sur 15 min, compliqué à tenir. 

- Festivals avec de gros budgets  sont en mesures de s’en rapprocher le plus car ont les moyens financiers d’investir dans du matériel très performant. 

- la réalisation de l’Etude d’Impact des Nuisances Sonores pose de nombreuses questions :
Quel est son contenu ? Quand sera-ton en mesure de connaître le cahier des charges (Pour exemple, celui pour les lieux clos avait mis 3 ans a être défini)
Qui calera les afficheurs sur site ? Comment gérer des mesures  avant l’évènement, sans la présence du public, sans le son émergent de la scène et sans les conditions météo du jour du festival ?
Il y a aussi une contrainte temporelle inhérente aux installations éphémères : Comment réaliser une EINS sur un festival de plein air qui est monté le jour même ? Comment feront les festivals itinérants ? 
Les festivals ont des contraintes de site qui devront être prises en compte. Par exemple il pourrait être compliqué voir impossible de décaler une main stage.
Comment aborder l'EINS dans les lieux insolites ?
Les Bureaux d’études seront-ils en capacité de réaliser les EINS dans les délais compte tenu du plan de charge considérable dû aux nombre de mises à jour incontournables des EINS de tous les lieux clos existants auxquels s’ajouteront les nouvelles EINS pour les lieux en plein air ?

- Quelle viabilité pour les festivals off qui se déroulent souvent en centre-ville et sont devenus des rendez-vous incontournables de nombreux festivals ? 

- La Fête de la Musique fera t-elle l'objet d'une dérogation ?


Aspects financiers :

- A combien s’élèvera l’Etude d’Impact des Nuisances Sonores ? Inquiétude sur le délai entre le moment où l’on connaîtra son contenu et le budget à prévoir (ce problème est particulièrement pointé par les collectivités territoriales)

- Crainte pour la survie des petits festivals et les initiatives associatives qui alertent sur le fait qu'ils disposeront jamais des moyens financiers pour investir dans l'EINS puis dans un matériel adapté et fiable.

- Globalement, les dépenses qu’impliquent le nouveau décret s’ajoutent au  dispositif sécuritaire Vigipirate qui est déjà très couteux pour les organisateurs de festivals .

- Sur de nombreux festivals, le coût financier va être considérable car ce n'est pas une scène à équiper mais plusieurs 

 

Censures artistiques ?

- La menace qui plane sur la survie des petits festivals aura un impact sur la programmation des groupes émergents. Ces petits festivals devront-ils suivre la même procédure que les grands ?

- Certaines esthétiques musicales comme le dub, la techno ou encore les soirées sound system qui se basent sur une sensation physique vont être particulièrement touchées par l'évolution réglementaire d'autant plus que ces événements sont souvent portés par de petites structures. Faut-il craindre un retour des free party ?

- Les musiques électroniques sont directement concernées par le niveau en dBC exigé, en sachant quelles prennent ces dernières années de plus en plus de place dans les programmations des festivals qu'ils soient petits ou parmi les plus grands.

 


Questions administratives de responsabilités :

- Globalement, on constate une amélioration dans les comportements et les interactions entre les organisateurs et les équipes des artistes dans la gestion du son. 

- Certains groupes étrangers demandent la législation en vigueur dans le pays avant de valider la date.

- Comment accompagner les bénévoles des petites associations pour l'organisation de leur festival dans le cadre de cette nouvelle réglementation ?

- Sur le site du festival : quelle est la responsabilité d’un intermittent qui intervient uniquement le jour du festival une fois que le matériel est installé et avec les outils de gestion du niveau sonore que l'on mettra à sa disposition ? Quelle est la responsabilité du régisseur d’accueil qui est en première ligne auprès des artistes et de leur équipe technique ? Comment construire une chaine de responsabilité pour aider chacun à faire respecter les niveaux sonores ?

- Concernant les situations à problème (riverains, spectateurs,...), crainte d'une judiciarisation des situations au détriment de la médiation.

 


Zones de repos :

- A réfléchir selon la géographie du site et le placement des scènes. Pas de solutions communes.

- Difficile à envisager sur certains sites de festival comme Les Eurockéennes où toute sortie est définitive. Ce principe de précaution répond au plan Vigipirate dans un contexte où la sécurité est la priorité.

 

Sensibilisation et prévention des publics :

- De nombreux dispositifs de prévention sont déjà proposés en festivals. Il y a une véritable informations des publics avec des équipes formées spécialement pour ça comme au Reggae Sun Ska où des brigades de 40 bénévoles sont encadrées par deux régisseurs du festival.
Un atelier sur les risques auditifs est aussi proposé dans l’espace Kids.

- Les publics de festivals sont habitués à demander des bouchons auprès des stands de prévention. On remarque cependant que les publics ne prennent souvent plus le temps de s’informer quant à leur utilisation (on voit beaucoup de personnes enlever les bouchons en plein concert …)

- La mise à disposition de bouchons en mousse doit être pensée en amont car cette mesure nécéssitera un espace de stockage et un nettoyage du site plus conséquent.

- Palier au fait que es associations de prévention ne sont pas pour le moment en mesure de répondre favorablement à toutes les sollicitations.

 


Propositions


Aspects techniques :

- En attente du matériel qui permettra un affichage intégrant les niveaux d'exposition du public les plus forts en dBA et dBC 

- Une des solutions pour le respect du 118 dBC est de surélever les subs mais n’est pas sans conséquence sur l'environement puisqu’elle augmentera obligatoirement l’émergence pour les riverains. 

- Concernant l'EINS, les organisateurs pourraient ils disposer d’une liste de Bureaux d'Etudes ayant des compétences dans le spectacle vivant ?


-Il est prévu au cours des prochains mois que dans chaque département les préfectures organisent des réunions sécurité avec les représentants des événements du territoire pour aborder de façon collégiale la question de la sécurité avec les gendarmeries, ARS… Cela peut-être le moment propice pour les organisateurs de festivals d'aborder aussi la nouvelle réglementation sonore.

== L'ARS Pays de La Loire dispose d'une liste des Bureaux d'Etudes sur son territoire. A récupérer ?
== En attente de l'engagement des prestataires qui fournissent le matériel pour permettre la mise en application du décret par les professionnels du spectacle vivant
== Rencontrer les agences de contrôle de l’état pour qu’ils conseillent les organisateurs dans la mise en application le décret.

Aspects financiers :

- Demande d’une aide financière compensatoire pour l’équipement et la mise à disposition des protections auditives

== Négociation de tarifs concernant le matériel de gestion sonore par AGI-SON ?


Questions administratives de responsabilités :

- Travailler sur une médiation pour instaurer une co-responsabilité 

- Identifier clairement la chaîne de responsabilité 


- Afficher sur le site du festival, en différents endroits (loge, régie, catering…) le rappel de la législation. Cette expérience a été faite au festival Musilac et ce simple affichage s’est avéré très efficace.
-Ajouter le rappel de la réglementation dans les contrats et le roadbook ?
- Discuter de l’instauration de cette co-responsabilité avec les représentants des artistes pour avoir leur avis sur la méthode à adopter
- Le Prodiss a rédigé un plan de prévention : vérifier si le respect du niveau sonore pour le public est précisé. Si  ce n’est pas le cas, l’ajouter semble faire sens.

== Proposer une trame de contractualisation par AGI-SON ? 


Zones de repos :

- Aux Eurocks, un des partenaires proposait des siestes auditives . 
- Faire un maping horaire des zones de sons découpées par couleurs ex : vert pour une zone qui ne joue pas de telle heure à telle heure.
- Pour les grands sites : Eloigner les zones de restauration 

 

Sensibilisation et prévention des publics :

- Poursuivre les dispositifs déjà mis en place par les festivals pour informer les publics
- Inclure au  prix du billet celui de la protection auditive donnée à l’entrée ? de 1 euros par exemple

- Les casques pour enfants sont déjà beaucoup demandés sur site : comment répondre à la demande ? Festivals ont pas tous les moyens pour s’équiper en nombre = centraliser les achats ? 

- Diffuser le spot Santé Publique France et Agi-Son pour informer les publics sur l’utilisation des bouchons en mousse . Ce spot est téléchargeable en haute déf et sa diffusion est libre de droit 

 - Former les bénévoles des associations quand les acteurs de la prévention ne peuvent être présents le jour du concert pour accompagner la diffusion des supports des messages de prévention.

- Au regard des festivals de plus en plus fréquentés en famille et de ce qui est indiqué comme niveaux sonores pour les publics enfants, ne faudrait-il pas interdire l'accès des festivals aux moins de 6 ans pour se prémunir d'éventuelles procédures ?

== Penser un modèle de contractualisation avec les associations de prévention. Ex : Avenir Santé en Pays de la Loire qui signent des conventions avec les festivals et mettent disposition des bouchons (une partie) et les casques pour enfants.

== Communiquer sur les actions de prévention et de sensibilisation réalisées au sein des festivals pour valoriser ce qui est mis en place depuis plusieurs années déjà. 

 

 

 

 

Agi-Son Gestion sonore Collectif Culture Bar-Bars Pays de la Loire

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