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10 July 2018

2017/2018, un tournant pour la scène électro ?

Une saison dense

L’électro est souvent considérée comme le nouveau style musical des jeunes. Et pourtant, ne s’agit-il pas d’une musique créée le siècle dernier ? Laurent Garnier, tête d’affiche du Paco Tyson à Nantes, n'a-t-il pas reçu une victoire de la musique en 1998 ? La nouveauté serait plus liée à l’évolution des acteurs de l’électro et à leur reconnaissance. Retour sur les années passées et plus spécifiquement 2017 qui semble avoir marqué un tournant en région, en termes de structuration de la scène.

Quand les acteurs régionaux de la scène électro se réunissent, cela paraît compliqué de les considérer comme de jeunes pousses de la filière musicale. Certains sont actifs depuis plus de 20 ans, ou se produisaient régulièrement lors de la dernière décennies, tout autant à Barcelone ou à Berlin, que dans nos cafés-concerts, nos clubs, et sur les line up des salles et festivals du territoire. Ils étaient également bien présents dans les playlists de nos radios locales.

« On avait envie de sortir
du kaki des free party ! »

 

Toutefois, cette génération a été marquée par l'année 2012, avec notamment les soirées Concrete qui explosent à Paris. Celles-ci ont généré un appel d’air, en venant confirmer la présence d’un public sensible à l’électro en France. De ce fait, les portes s'ouvrent à nouveau. De nouvelles opportunités sont désormais possibles ! Ils sont unanimes pour indiquer que 2012 fut une année importante pour l'electro en France. « On avait envie de sortir du kaki des free party » affirme Darius du collectif Arpège. En Pays de la Loire, et à Nantes en particulier, ce processus était déjà lancé avec, entre autres, les Sweatlodge Party qui associent cirque et sound system. Mais à partir de 2012, tout s’accélère. Tous les formats sont désormais envisageables. Et l’électro aime bouleverser les lignes. On voit le développement de "Siestes électroniques", de "soirées" en journée, de "Gouters électroniques", de "Barbecues Parc Music", d’un club au 32e étage d’une tour, d’electro party dans le hall et au bar d’un théâtre à Angers…

De nombreux projets voient le jour : Abstrack, Modern, BPM, House2couettes, la Caverne sensorielle, les labels Fragil et Solid Records... La liste est longue. Prenons l’exemple de CrossOver Bis, créée en 2015 : Aujourd’hui, l’association est devenue un acteur incontournable des musiques électroniques en Sarthe. L’équipe composée d’une soixantaine de bénévoles, et d’un salarié à temps partiel, compte aujourd’hui à son actif 50 soirées Impact dont deux au MMArena et 11 événements gratuits. Au total, plus de 32 000 spectateurs.

Le phénomène n’est pas exclusivement urbain. L’association Tillacium a elle été créée dans la petite commune de Teillé (1 300 hab.) en Loire Atlantique, également en 2015. Après de nombreuses soirées, l'association organise le Tillacium festival avec une première édition en juin 2016. Une réussite qui perdure.

Les clivages tombent. L’électro s’exprime au-delà de la fête et de la musique. Des collectifs développent une double activité. Arpège France associe une marque de vêtements et une activité musicale. Le collectif Cela crée des univers multimédias complets avec des créations alliant photo, vidéo, graphique ou encore musique…

2017/2018, un tournant ?

La saison 2017/2018 semble avoir représenté une nouvelle étape pour l'electro en Pays de la Loire. Un festival dédié, le Paco Tyson a déboulé à toute vitesse. Sa 2ème édition, en avril 2018, affiche 17 000 personnes sur 2 soirs. En septembre 2017, le LC Club est devenu le Warehouse suite à son rachat par 3 nouveaux gérants âgés réciproquement de 29, 29 et 43 ans. L’identité du nouveau lieu s’oriente ensuite vers celle d'une salle de spectacles avec une programmation à l’année. Y sont affichés les noms de Jeff Mills, Brodinsky, Boris Brejcha, ou encore de Booba... Toujours à la rentrée 2017, le club 25 s'est transformé en Macadam. La direction artistique a été confié au Collectif Androgyne. Depuis, un dimanche par mois, le club ferme le samedi soir afin d’ouvrir le dimanche de 7h du matin à 22h. De l'autre côté de la région, en avril 2018, pour la première fois, la salle MLC les Saulnières, habituellement connue pour sa programmation musique du monde et pluridisciplinaire, a accueilli une nuit électro grâce au partenariat entre l’association CrossOver Bis et Superforma.

Quels lieux éphémères
pour faire la fête ?

Le développement de ces soirées et temps festifs pose une problématique de lieux. Lors de sa conférence de presse pour l’édition 2018, les organisateurs du Paco Tyson ont indiqué qu'ils seraient dans l'obligation de changer de site dans les années à venir. Le Festival de reggae Dubcamp a été dans ce cas de figure  lors de ses 4 premières années d'existence, devant gérer sur cette période pas moins de trois déménagements. Pour le développement d’un projet qui souhaite s'ancrer sur un territoire, il s’agit d’un véritable frein économique et logistique. La question du lieu "pour faire la fête" devient donc centrale pour la pérennité de ces événements qui répondent bien à une attente réelle des habitants, et représentent véritablement des offres significatives de loisirs contribuant ainsi à l’attractivité des territoires.

Dossier "Nouvelles Générations !"

Arpège Bar du quai Macadam SweatLodge

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