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08 September 2019

Fête de la Musique à Nantes

Retour sur les éléments parus dans la presse

Au fil de l’été, le drame de la Fête de la musique est devenu une "affaire d’Etat" pour reprendre les mots de l’avocate de la famille de Steve Caniço. Les questions soulevées sont nombreuses sur les responsabilités, la confiance en l’institution, la place de certaines musiques dans l’espace public. Le rapport de l’IGPN a créé de vives incompréhensions. Celui de l’IGA, rendu public dans quelques jours, donnera-t-il des réponses ? Comme le montre cette revue de presse, les attentes sont fortes.

22 juin : 1ères annonces de tensions Quai Wilson. Les versions divergent.

Ouest-France publie : "La police est intervenue quai du président Wilson, à Nantes, dans la soirée du vendredi 21 au samedi 22 juin. Plusieurs milliers de personnes participaient à une soirée techno, programmée à l’occasion de la Fête de la musique. Les forces de l’ordre ont tiré des gaz lacrymogènes. Entraînant un mouvement de foule. Combien sont tombés dans la Loire ? Les versions divergent. Selon un autre groupe de jeunes, sept participants seraient tombés dans la Loire. De son côté, la police assure que seules trois personnes, à leur connaissance, sont tombées dans la Loire, durant l’ensemble de la soirée : à 3 h 45, 4 h 25 et 5 h 05."

24 juin : Le préfet confirme que 14 personnes sont tombées dans la Loire

"Le préfet de Loire-Atlantique confirme ce matin, lundi 24 juin, à l’antenne de France Bleu Loire Océan que quatorze personnes qui participaient à la soirée électro vendredi ont chuté en Loire au moment de l’intervention des forces de l’ordre lors de la Fête de la musique vendredi 21 juin."

24 juin : L'Inspection Générale de la Police Nationale est saisie

"Quatorze personnes qui participaient à une soirée électro, vendredi 21 juin, ont chuté en Loire après l’intervention des forces de l’ordre lors de la Fête de la musique à Nantes. Un jeune homme est porté disparu. Le préfet a demandé que la police des polices soit saisie. Une demande entendue par le ministre de l’Intérieur qui vient de confirmer l’intervention de l’Inspection générale de la Police nationale."

25 juin : Le public met en cause l’intervention policière

Presse Océan indique "Jérémy Bécue, 24 ans, fait partie des personnes tombées dans la Loire quai Wilson à Nantes, dans la nuit de vendredi à samedi. Il fuyait l’intervention des policiers sur le sound system de la Fête de la musique. Il a été secouru. Opérateur dans l’industrie chimique, habitant Saint-Colomban, il témoigne « pour que ce genre de chose ne se reproduise plus »." Plusieurs communiqués sont parus dont celui des acteurs de la musique et de la vie nocturne.

26 juin : Le point de vue de la police

Thierry Palermo, directeur départemental adjoint à la sécurité publique de Loire atlantique présent en salle de commandement lors de la nuit de la fête de la musique, est interviewé par Presse Océan : « Nous avons mis en place une opération de sécurisation dans le cadre de la fête de la musique. Ce n’est rien de nouveau. Ça se fait tous les ans » (…).Il explique que dans la première partie de la nuit, au centre-ville, tout s’est bien passé. « La deuxième partie, un peu plus compliquée à gérer, ce sont les teufeurs et les sound system, installés sur l’île de Nantes, plus précisément au niveau du quai Wilson. » (…) « Dans un deuxième temps, lorsque c’était très chaud, il a été appelé une demi-compagnie de CRS pour venir assister les 20 policiers. Lorsque les CRS sont arrivés, ils ont reçu aussi des projectiles, mais les faits se sont calmés. A côté de ça, il y a les jeunes qui ont sauté à l’eau. »

26 juin : L’intervention policière remise en cause par des policiers

France 3 Région revient sur les propos du syndicat. « Il ne mâche pas ses mots, Philippe Boussion, secrétaire régional SGP Police en Pays de la Loire, ne comprend pas l'intervention du samedi 21 juin qui a conduit à la chute de 14 jeunes dans la Loire dont un disparu. » (…)“une faute grave de discernement” selon le syndicat de police SGP.
Le Monde poursuit avec des réactions anonymes de policiers. "L’intervention des policiers – charge violente, utilisation de LBD – venus disperser une soirée lors de la Fête de la musique est très critiquée, y compris au sein de la profession, où l’on parle d’« un ordre aberrant »."

27 juin : ouverture d’une information judiciaire

Après la disparition d’un jeune homme à Nantes pendant la Fête de la musique, le parquet général de la cour d’appel de Rennes a annoncé, jeudi 27 juin dans un communiqué, l’ouverture d’une information judiciaire « en recherche des causes de cette disparition ». Le procureur général Jean-François Thony a précisé que « les investigations se poursuivent désormais sous l’autorité d’un magistrat instructeur ».

27 juin : Freeform et Media'Son demandent un rendez-vous en préfecture

Ouest-France publie : "Que s’est-il passé pendant la soirée techno organisée quai Wilson, à Nantes, pendant la Fête de la musique ? Si de nombreux témoignages ont été recueillis, Média’son, association nantaise qui aide les sound system des Pays de la Loire, et Freeform attendent une version officielle. Pour cela, ils ont demandé un rendez-vous au préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt."

27 juin : la réaction des enfants de l'école de Treillière

Ouest France est allé sur le lieu de travail de Steve : "L’école Alexandre Vincent, où travaille Steve Caniço, retient sa respiration depuis la disparition de son animateur périscolaire lors de la Fête de la musique pendant laquelle quatorze personnes sont tombées dans la Loire. Ses collègues, les enseignants et les élèves sont très affectés."

29 juin : un rassemblement d’un millier de personnes

Une semaine après l’intervention des forces de l’ordre qui a vu plusieurs participants tomber dans la Loire le soir de la Fête de la musique, un millier de personnes se sont rassemblées samedi. Les lettres peintes à même le sol courent sur le macadam du quai Wilson et scandent ce cri de colère : « Ils étaient venus danser, on les a jetés dans la Loire. » Une autre inscription annonce : « Un coucher de soleil vaut mieux qu’un nuage de lacrymo. » Un troisième tag interroge : « Dans le monde d’aujourd’hui, danser, est-ce un délit ? »

2 juillet : une fête d'école sans Steve à Treillière

Ouest France : "L’école élémentaire Alexandre-Vincent est toujours sous le choc de la disparition de Steve Caniço, jeune animateur du périscolaire, dramatiquement tombé dans la Loire le soir de la Fête de la musique et dont on reste sans nouvelles. Samedi, il était dans toutes les têtes à l’occasion de la fête de fin d’année que l’établissement organisait en partenariat avec l’amicale laïque et en commun avec l’école maternelle Pauline-Kergomard."

2 juillet : Tribune du député En Marche, Mounir Belhamiti
"l'Etat se met en faute"

C’est une tribune à charge qu’a osé signer le député La République en Marche Mounir Belhamiti, sur son compte Facebook, ce mardi. En marge de la disparition du jeune Steve Caniço la nuit de la Fête de la musique, le fidèle de l’Assemblée nationale, qui a pris le siège de François de Rugy, pointe du doigt la responsabilité de l’État.

2 juillet : Le rendez-vous à la préfecture jugé comme peu satisfaisant

« Nous avons eu quelques réponses mais elles ne sont pas satisfaisantes. La stigmatisation dont font preuve les amateurs de musiques électroniques et ceux qui fréquentent les free parties comme Steve est depuis longtemps un facteur de risque, indique le communiqué de Freeform, écrit après la réunion avec le préfet. Le refus des pouvoirs publics de leur donner une place et le respect auquel ils ont droit comme tous les citoyens français est pour nous une des raisons qui ont conduit à ce drame »

3 juillet : 85 personnes ont déposé plainte 

Le Figaro écrit : "Deux semaines après la disparition d’un jeune homme en marge de la Fête de la musique, 85 personnes ont déposé mercredi une plainte collective pour «mise en danger de la vie d’autrui» et «violences volontaires» de la part des forces de l’ordre. « Dès lors qu’une manifestation aura 20 minutes de retard cela justifiera-t-il que l’on disperse la foule à coups de gaz lacrymogènes et de matraques? questionne l’un des responsables de Freeform. Si ce sont les nouvelles règles du jeu, nous devons le savoir. »"

10 juillet : le défenseur des droits s’auto-saisit du dossier

France bleue indique que "suite à la disparition de Steve, le Défenseur des droits a annoncé qu'il se saisissait de cette affaire. Il va mener une enquête, parallèle à l'enquête judiciaire, et à celle de l'IGPN, la police des polices."

12 juillet : réaction du père de Steve

Ouest France a rencontré Oscar Caniço, "le père du jeune homme qui n’a pas donné signe de vie depuis l’intervention policière quai Wilson, à Nantes, s’exprime longuement. Il parle des amis de son fils. Et confie ses ressentiments vis-à-vis de la police : « J’en veux à la police »"

12 juillet : Des vidéos contredisent la version des autorités

Libération "révèle des images et des témoignages sur l’intervention des forces de l’ordre, le 21 juin quai Wilson, où a disparu Steve Caniço. Ils permettent de retracer de manière plus précise le déroulé des événements."

13 juillet : les amateurs de FreeParty déplorent leur stigmatisation

Libération indique que "le milieu des free partys dénonce le mépris avec lequel elles sont traitées en France. Et affirme qu’à Nantes, la réponse policière aurait été plus mesurée avec un autre genre de musique."

17 juillet : L’impatience, le corps est toujours recherché.

France 3 région résume la situtation : "Steve est toujours porté disparu. (…) Un collectif de 85 participants de la soirée ont déposé plainte et accuse la police d'être intervenue trop violemment. La police des polices a ouvert une enquête, tout comme le défenseur des droits. Les policiers blessés lors des heurts ont également porté plainte."

22 juillet : explications sur l’enquête du défenseur des droits

Jacques Toubon explique dans une interview à Presse Océan que la procédure diligentée nécessitera une « enquête au long cours, prévient-on. Les investigations se déroulent hors temps politique, hors temps médiatique, hors de toute pression. En moyenne, un dossier nécessite 8 mois d’instruction au minimum. » Au terme de l’instruction, Jacques Toubon « rendra une décision, via la publication d’un document formel. Cet avis n’a pas de pouvoir de sanction mais a valeur de recommandation afin que les situations examinées ne se reproduisent pas ». Par expérience, l’on sait que ces prescriptions, si elles trouvent un large écho, sont rarement suivies d’effet. Ainsi, dans son dernier rapport annuel d’activité, dévoilé en mars dernier, Jacques Toubon a préconisé l’interdiction des lanceurs de balle de défense (LBD), et alerté sur l’utilisation des grenades explosives GLI-F4 utilisées dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre.

24 juillet : Le procureur de la république s'explique sur les méthodes de recherche du corps.

France 3 Région indique que "depuis que la disparition de Steve Maia Caniço a été signalée, des pompiers-plongeurs "ont travaillé tous les jours" à rechercher le corps de Steve dans la Loire, a précisé Pierre Sennès, procureur de la république, avec un "renfort important de la gendarmerie nationale". Des patrouilles pédestres explorent également les bords de la Loire. Des moyens aériens, drones, hélicoptère et un avion Cessna complètent le dispositif."

28 juillet : un rapport de police soulève la responsabilité de la préfecture et de la mairie

Mediapart écrit "qu'un compte rendu d’opérations de police du 22 juin 2017 rapporte les dangers encourus par les jeunes célébrant, à Nantes, la fête de la musique le long des berges de la Loire, quai Wilson. Là même où deux ans plus tard, Steve Maia Caniço a disparu, des policiers avaient en 2017 refusé d’employer la force pour évacuer les lieux, deux jeunes étant tombés dans la Loire. Au regard des dangers encourus, « un repli tactique » sans usage de la force avait alors été décidé."

29 juillet : le corps de Steve est retrouvé

De nombreux médias dont RTL relais l'information : "Lundi, un corps a été retrouvé dans la Loire à Nantes. Selon nos informations, il s'agirait bien du corps de l'animateur scolaire de 24 ans, une autopsie doit le confirmer ce mardi 30 juillet."

30 juillet – Le deuil, des portraits de Steve s’accumulent dans la presse
C'est le jour de l'identification du corps que le rapport de l'IGPN est rendu public

Liberation, Trax ou encore l'Express ont réalisé des portraits de Steve le décrivant comme un "ancien timide épanoui à travers le théâtre, fan de techno qui "adorait travailler avec les enfants", Jack Lang réagit dans une interview à Trax « Jamais la fête de la musique ne devrait être endeuillée par la mort d’un jeune ». Le Figaro publie "Diligenté le 24 juin, soit trois jours après la disparition lors de la Fête de la musique du jeune homme dont le corps a été retrouvé lundi soir et dont l’identification a été confirmée ce mardi, le rapport de la «police des polices» ne mentionne aucun lien entre «l’intervention des forces de police et la disparition de Steve»."

Ce même 30 juillet, Edouard Philippe saisi l'Inspection Générale de l'Administration
et la presse estime que Castaner est fragilisé

Europe écrit sur son site : "Sous le feu des critiques depuis que l'IGPN a dédouané les forces de l'ordre de toute responsabilité dans la mort de Steve Maia Caniço à Nantes, le ministre de l'Intérieur a reçu mercredi le soutien du Premier ministre, qui a toutefois choisi de reprendre la main sur cet épineux dossier." et  France 24 décrypte ce qu'est l'IGA. Le Figaor va à la rencontre de l'avocate de la famille.

 

31 juillet : Mise en cause par l’IGPN, la Mairie de Nantes réplique

Libération écrit : "Si « police des polices » estime qu’« il ne peut être établi de lien entre l’intervention des forces de police (...) entre 04H20 et 04H52 quai Wilson à Nantes et la disparition de M. Steve Maia Caniço après 04H00 dans le même secteur » elle charge néanmoins la municipalité. Dans les colonnes de Libération, Gilles Nicolas précise que « le quai Wilson étant une propriété du port autonome (et donc de l'État), sa sécurisation relève des pouvoirs de police du préfet. »"

31 juillet : Les zones d’ombres demeurent, notamment sur l’ordre d’utiliser le gaz lacrymogène

Plusieurs médias ont eu accès au rapport de l’IGPN. France 2 indique qu’il « a fallu l'intervention d'un commissaire divisionnaire pour calmer les policiers : "À 4h36, voyant un nuage de lacrymogène se diriger vers la Loire, il demandait à deux reprises (...) d'arrêter le recours à ces moyens", note l'IGPN. »

1er août : tribune des acteurs des musiques électroniques

Plus jamais ça ! Tribune des acteurs des musiques électroniques solidaires devant la disparition de Steve Caniço Maia et les incidents de la fête de la musique de Nantes.

Début août, l’IGPN s’explique sur les conclusions de son enquête

Libération interview la directrice l’IGPN, Brigitte Jullien, et le chef de l’unité de coordination des enquêtes, David Chantreux. Selon Marianne, « La direction de l'IGPN relativise, dans un entretien à 'Libération' ce lundi 5 août, l'intérêt des conclusions de son enquête sur les circonstances de la mort de Steve Caniço et s'en remet entièrement à l'enquête judiciaire. Leur travail "n'est qu'une réponse provisoire au déroulé des événements" avancent deux responsables. » Le Figaro diffuse cette citation de la patronne de l'Inspection générale de la police nationale Brigitte Jullien « Nous n'avons pas dédouané les forces de police, c'est ce que l'on entend en boucle depuis des jours, mais c'est faux »

2 août : Les juges demandent un dépaysement de l’enquête

Le Figaro indique que "les deux juges d'instruction chargés de l'enquête pour «homicide involontaire» après la découverte lundi du corps de Steve Maia Caniço à Nantes ont demandé à ce que la procédure soit dépaysée (…) « La poursuite des investigations va nécessiter de rechercher toutes les responsabilités dans la mort du jeune homme et donc potentiellement, celles de partenaires institutionnels habituels du tribunal de grande instance de Nantes», explique le procureur général près la cour d'appel de Rennes."

3 août : Commémoration et Manifestation à Nantes 

Comme l'indique plusieurs média, à l'image d'Europe 1 dans l'article ci-dessous, "La famille ne soutient pas du tout le rassemblement. Ses proches n'acceptent qu'un soutien amical, artistique et pacifique", a ajouté l'avocate. Interrogée sur la participation des amis de Steve au rassemblement de samedi, l'un d'eux a répondu: "Nous n'y serons pas". Si le rassemblement matinal s'est déroulé dans le calme, la manifestation contre les violences policières a été plus violente. Le Figaro indique que "Quarante-deux personnes ont été placées en garde à vue samedi après des heurts à Nantes." Inteviewé par Radio France,  Aymeric Seassau, adjoint communiste à la maire de Nantes, estime que "la politique de maintien de l'ordre est en question".

5 août : Des secouristes décrivent une intervention policière « totalement disproportionnée »

Dans les pages du Monde, on peut lire la description de l'intervention policière selon une équipe de secouriste présente le soir de la fête de la musique au quai Wilson. "Une équipe, présente sur les lieux au moment du drame (ndlr : le 21 juin quai Wilson), raconte avoir été choquée par l’atmosphère de « zone de guerre ». « Cette nuit-là, il s’est produit une injustice. Il y a un truc qui s’est passé qui n’est pas normal. » La sentence émane de témoins-clés de la Fête de la musique à Nantes (...) Il s’agit des secouristes de la protection civile qui ont pris place à bord du véhicule de premiers secours à personnes"

12 août : Freeform entendu dans le cadre de l’enquête de l’IGA

Presse Océan : "Le directeur de Freeform a été entendu hier dans le cadre de l’enquête de l’Inspection générale de l’administration diligentée après la mort de Steve Maïa Caniço. (…)Samuel Raymond a rencontré hier deux inspecteurs à la préfecture de Loire-Atlantique. « Ça a duré près d’une heure et demie, confie le directeur de Freeform à sa sortie, à 19 h 30. Nous avons un a priori plutôt positif sur le travail réalisé. On a senti une vraie volonté de trouver des responsabilités dans ce qui s’est passé cette nuit-là et de comprendre l’enchaînement qui a conduit à terminer la soirée par cette intervention des forces de l’ordre. Nous sommes assez rassurés et nous plaçons des espoirs dans cette enquête. Il y a clairement une volonté d’aller beaucoup plus au fond des choses que l’enquête de l’IGPN."

28 août : Castaner déclare vouloir rendre publique l'enquête de l'IGA
et qu'il en tirera toutes les conclusions

Christophe Castaner déclare sur BFM-RMC : "Nous aurons en interne l’enquête de l’IGA qui sera rendue dans quelques jours, que je rendrai publique et dont je tirerai toutes les conséquences”. Les résultats de l'enquête sont attendues le 4 septembre 2019.

2 septembre : report au 15 septembre du rapport de l’IGA

Plusieurs média annoncent le report de la date de parution de l'enquête de l'IGA. LCI indique "qu'alors que l'Inspection générale de l'administration a été saisie par Edouard Philippe pour comprendre les conditions de l'organisation de la Fête de la musique à Nantes, au cours de laquelle Steve Maia Caniço a trouvé la mort, le secrétaire d'Etat auprès du ministère de l'Intérieur Laurent Nuñez a annoncé que le rendu du rapport était repoussé au plus tard au 15 septembre." BFM TV poursuit en indiquant que "selon la lettre de saisine que l'AFP a consultée, le chef de l'IGA, Michel Rouzeau, est chargé d'examiner les modalités de préparation des concerts de sound systems en vérifiant les dispositions prises en matière de sécurité des participants compte tenu des risques identifiés de sécurisation physique du site et de dimensionnement des dispositifs de police et de secours".

4 septembre : L’enquête judiciaire déplacée hors de Nantes

Comme l'indique 20 minutes, "la Cour de cassation a décidé de dépayser à Rennes l’enquête sur la mort de Steve Maia Caniço lors de la fête de la musique à Nantes, marquée par une opération policière controversée (…)« Le dépaysement du dossier vise à garantir la sérénité de l’information judiciaire et l’impartialité objective de la juridiction saisie », avait indiqué début août dans un communiqué le procureur général près la cour d’appel de Rennes, qui avait saisi la Cour de cassation de la requête des juges nantais."

6 septembre : qui sera visé par l'enquête de l'IGA ?

Selon Marianne, "L'Inspection générale de l'administration doit rendre un rapport sur les circonstances du drame en juin à Nantes, quand Steve Caniço est mort après une chute dans la Loire en marge d'une charge policière le soir de la Fête de la musique. Cette fois, le préfet, des élus locaux et des policiers pourraient en prendre pour leur grade…"

11 septembre : le canard enchaîné révèle que le téléphone de Steve bornait toujours au moment de l'intervention policière.

Le canard enchaîné annonce que l'enquête de la PJ contredit l'IGPN. Contrairement aux informations présentes dans le rapport de l'IGPN, le Canard enchaîné indique au travers d'un article que le téléphone de Steve a cessé d'émettre à 4h33, pendant l'intervention policière et non à 3h16 comme l'indiquait les derniers rapports.

13 septembre : Les états d'âme d'un policier

Le rapport de l'IGA est attendu. Un policier livre ses états d'âme dans Presse Océan et selon plusieurs médias, dont LCI : "Les résultats de l’enquête de l’Inspection générale de l’administration (IGA) au sujet de la mort de Steve dans la nuit du 21 juin au 22 juin 2019, ne conclurait pas à une faute de la Ville de Nantes et du préfet".

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