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10 October 2019

le User Centric

vers une rémunération juste ?

Au travers de ces évolutions et du développement du numérique, la question de la rémunération des labels et des artistes revient souvent au milieu de la table. La Félin (Fédération des Labels Indépendants), et des réseaux régionaux de musiques actuelles comme le RIM (Réseau des Indépendants de la Musique – Nlle Aquitaine), se sont prononcés en faveur de la mise en place d’une répartition centrée sur les usages des utilisateurs plutôt que sur la masse - Cela se nomme « User Centric »

Aujourd’hui, les revenus du streaming sont répartis « au prorata du nombre d’écoutes » sur le modèle de la radio. Ce prorata favorise les artistes les plus écoutés. A titre d'exemple, pour 50.400 écoutes en streaming sur l'année 2018, un label de jazz s'est vu octroyer 113€ de revenu. Un autre label a indiqué faire 80% de son chiffre d'affaire sur le numérique avec 1 seul artiste de son catalogue. Ces chiffres attestent d'une répartition déséquilibrée.

Le principe « User Centric » est de flécher les bénéfices de chaque abonné uniquement vers les artistes écoutés par le dit-abonné. Deezer a également lancé une campagne pour développer ce système de rémunération qui semble plus juste. Un site dédié a été mis en place par Deezer pour expliquer cette approche. Selon Ludovic Pouilly de Deezer : « Le User Centric, contrairement au système basé sur la part de marché, permet de faire revenir l’argent généré par un abonné aux artistes qu’il a effectivement écoutés. » Deux graphiques réalisés par Deezer expliquent les modèles de répartition actuels et du User Centric.

Selon le modèle actuel :

 

Selon le processus du User Centric :