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Accompagnement > Développement durable

Culture et développement durable.

Il est temps d’organiser la palabre...

Jean Michel Lucas (docteur en économie) est un universitaire engagé, présent sur de nombreuses rencontres professionnelles relatives à la culture, et plus particulièrement impliqué dans la valorisation des musiques actuelles. Jean Michel Lucas publie un nouvel ouvrage dans lequel il interroge la soumission du secteur culturel aux lois du marché. Il cherche à alerter les professionnels tout en proposant des pistes de réflexion sur les attitudes à adopter pour construire un avenir durable.
Jean Michel Lucas (docteur en économie) est un universitaire engagé, présent sur de nombreuses rencontres professionnelles relatives à la culture, et plus particulièrement impliqué dans la valorisation des musiques actuelles. Ses travaux portent sur la critique des politiques culturelles, et appellent à une prise en considération des enjeux éthiques dans ces dernières. Il a également occupé des postes dans l’administration culturelle (DRAC et conseiller de Jack Lang).
Dans cet ouvrage Jean Michel Lucas interroge la soumission du secteur culturel aux lois du marché. Il cherche à alerter les professionnels tout en proposant des pistes de réflexion sur les attitudes à adopter pour construire un avenir durable.

La crise économique a influencé la “culture” à changer de rôle : elle est devenue un espoir pour un meilleur futur. En effet elle est aujourd’hui considérée comme le 4ème pilier du développement durable (Agenda 21). Cependant, c’est souvent sous la dénomination d’“Industries Culturelles et Créatives” qu’on retrouve la culture (avec le nouvel acronyme en vogue ICC).
La présentation des milliards d’euros et des emplois générés par les industries culturelles et créatives ont hélas tendance selon JM Lucas, à mener à une perte de sens des actions menées. Il questionne la position de “fournisseurs de services” dans laquelle se retrouvent les professionnels de la culture (y compris les artistes). Selon lui il ne faut pas céder aux “sirènes de l’économie créative”, qui fait de la culture un secteur concurrentiel comme les autres, l’inféodant au souci de rentabilité et proposant de simples produits et services culturels à vendre. Alors que c’est le fondement de notre humanité qui est en jeu dans la culture : “faire la culture, c’est faire humanité ensemble”.
Il propose donc la mise en place de dispositifs de débats libres, véritablement ouverts mais aussi documentés, où les professionnels et la puissance publique se rencontrent. JM Lucas invite donc à une réflexion citoyenne pour interpeller le politique. Pour penser notre responsabilité culturelle autrement que par l’économie créative, on peut notamment se baser sur les références suivantes : la déclaration universelle des droits de l’homme, les accords cadres de l’Unesco sur la diversité culturelle, le traité de l’Union européenne, les accords sur l’Agenda 21. Tous permettant de prendre de bonnes dispositions pour défendre la valeur humaniste de la culture, et étant des bases solides pour affirmer la priorité des droits culturels des personnes. Les politiques culturelles doivent se construire pour permettre l’expression de l’humanité en privilégiant la solidarité, la réciprocité et la démocratie.

C’est donc à un retour aux valeurs politiques de la culture qu’il nous invite. Rappelant qu’avec la vigilance de tous et la volonté des politiques, ce chemin est possible car d’ores et déjà cadré par des textes ambitieux dont la France est signataire. Il faut s’engager sur ce chemin, en réaffirmant que tout l’enjeu culturel tient à l’éthique des relations entre les personnes et non à la domination concurrentielle des plus créatifs sur les autres.

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Le Pôle de coopération des acteurs pour les musiques actuelles en Pays de la Loire est un réseau de compétences régional. Un réseau d’acteurs qui, fort de la mobilisation des structures musicales des Pays de la Loire, agit au carrefour du monde culturel, de l'économie et de la recherche. Expérimentation, concertation, observation, valorisation et appui aux initiatives, le Pôle permet aux structures musicales d’organiser leurs coopérations et de co-construire des politiques avec les collectivités territoriales, la Région des Pays de la Loire et les services de l’État.

Ayant l'intérêt général pour finalité, à travers le Pôle, les acteurs musicaux poursuivent les objectifs suivants : cultiver la diversité musicale, développer une filière économique et responsable, et anticiper les mutations sociétales. Concrètement, l'action du Pôle se traduit par 5 missions principales. Le Pôle ressource et accompagne les acteurs et les collectivités, les informe. Il anime les réseaux, facilite les échanges d'expériences. Il coordonne des chantiers thématiques et expérimente des solutions innovantes. Il observe et valorise l’écosystème musical des Pays de la Loire. Au plus près des initiatives et des collectivités, le Pôle favorise un dialogue nécessaire permettant de trouver collectivement des solutions face aux enjeux culturels, éducatifs, sociaux, économiques et politiques, auxquels tous sont confrontées. Co-Missionné par l’État et le Conseil régional des Pays de la Loire, l’action du Pôle est cogérée par ses adhérents. Ces membres actifs sont des personnes morales, actuellement près de 120 structures. Son conseil d’administration est à l’image de la diversité des musiques actuelles.

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